Des saillies anales répétées contre la grande tradition diplomatique française

Il ne veut plus ! Il boude ! Tout avait pourtant été fait pour le convaincre de nous honorer de sa slave présence, comme papa honore maman tous les premiers samedis du mois juste après Danse avec les stars. Mais comme niveau danse, on est plus proche du bal des faux-culs que de la valse viennoise, le gai Président directeur général russe Poutine a donc décidé de rester tranquille à Moscou pour compter pépère les dissidents emprisonnés en Sibérie.

Tout ONU et tout bronzé !

C’est quand même fou qu’avec un président poursuivi par la pluie et les emmerdes, un taux de chômage qui suit dangereusement les courbes d’audience de Cyril Hanouna et la sortie du nouvel album de Vincent Delerm, on en soit encore à penser qu’il y a toujours en ce bas monde un écho possible pour la diplomatie française ! A part quand il s’agit de faire entrer le roquefort au patrimoine mondial de l’humanité, il y a bien longtemps que tout le monde se fout de savoir si le Charles de Gaulle (le porte-avion, pas le général) sert de terrain de golf à Bolloré ou de base arrière de l’OTAN. En fait, depuis que le grand Charles (le général, pas le porte-avion) a renvoyé 65 000 migrants vers les plaines du Wisconsin pour aller planter du maïs transgénique, on n’avait plus revu les couilles de la diplomatie française posées sur la table des négociations. On a bien eu quelques faits de gloire faisant vaguement fredonner aux ambassadeurs français l’air guilleret de la chevauchée des Walkyries (à moitié dans ton lit), mais guère plus. Si l’éloquence gaullienne a certainement fait mouiller son slip à toute une génération de jeunes SS en villégiature dans le 16e arrondissement, je peux vous dire que les FARC ont complètement relâché les sphincters quand Sarkozy a menacé de leur livrer Liliane Bettencourt histoire d’avoir une paire. Le même président avait déjà sérieusement rudoyé Mouammar Kadhafi en le faisant dormir sous la tente dans le jardin pour lui apprendre à respecter un peu les droits de l’homme dans son pays.

L’inception culturelle

Si la France continue pourtant de rayonner à travers le monde, de Cotonou à Dakar, de Lomé à Yamoussoukro, de Guéret à La Souterraine, c’est d’abord par les arts. Forte d’une légion d’attachés culturels prêts à tout pour porter haut l’image de la France, quitte à dissimuler l’existence de Christophe Maé ou la filmographie de Luc Besson, ces « commandos-verrines » multiplient les garden-partys au service de la République. C’est grâce à eux que Tokyo adule Mireille Mathieu, que Johnny remplit la cafeteria du Bellagio et qu’Adamo provoque des évanouissements en masse chez les octogénaires belges (en plus, il est de Mons !). L’héritage de Debussy, Rodin et Delacroix est sauf. Il faut dire qu’au Quai d’Orsay, les proprios ne sont pas toujours regardants sur le choix du locataire. Tu n’irais pas proposer à Jean-Luc Lahaye de faire du baby-stting le samedi soir avec ta fille de 8 ans ?! Et bien nous si.

Last Action Ayrault

Un dictateur africain cherche à fourguer des Rolex d’occas’ sur Le Bon Coin ? Bim ! On nomme Roland Dumas. Y’a plus de riz au village des jaunes sur Koh Lanta ? Bam ! On envoie Kouchner. Le monde est au bord du chaos, des millions de personnes fuient les combats, Kim Jong-un fait briller ses têtes nucléaires à la peau de chamois ? Boum ! Un lexomil®… enfin je veux dire un Jean-Marc Ayrault. Ah il doit gravement flipper Poutine quand on menace de lui envoyer l’équarisseur de Saint-Herblain. Quand tu bouffes 3 steaks de tigre de Sibérie tous les matins au petit déj’, le sexagénaire prof d’allemand démocrate-chrétien ça impressionne ! Si tu ajoutes l’insécurité réputée du métro parisien, moi je comprends très bien que Vladimir ne saute pas de joie à l’idée d’un week-end à Paris. Il l’avait bien lu dans le Lonely Planet que Paris c’est une « no-go zone » !

Finalement, en matière de diplomatie, on y gagne à avoir Jean-Marc plutôt que Poutine. Vu qu’aucun chef d’état ne veut plus venir le voir, ça nous coute moins cher en diner à l’Elysée. Mais dans l’histoire, ceux qui ont le plus de bol, ce sont les campeurs de Notre-Dame-des-Landes. Si ça avait été Vladimir au lieu de Jean-Marc, on aurait surement senti le zadiste grillé jusqu’à Vladivostok.

Bisous.

Gabriel

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