De l’impérieuse nécessité d’une reprise en main de l’éducation des garçons pré-pubères par l’église catholique

Je ne sais pas si c’est moi mais j’ai l’impression que les curés ont de plus en plus envie de s’occuper de l’éducation de nos jeunes enfants. Il faut les comprendre aussi. Avec une moyenne d’âge de 67 ans ½ et 0,8% de part de marché sur la ménagère de + de 60 ans pour son émission « Les vêpres » en Access prime-time, l’Eglise s’est depuis longtemps coupée des plus jeunes, ces derniers lui préférant Dora l’exploratrice ou Peppa Pig, deux autres genres de grosses cochonnes… Entre les anges d’NRJ12 et Joséphine sur TF1, la concurrence mystique est rude !

Laisse Dieu entrer en toi…

L’Eglise s’est depuis toujours beaucoup intéressée aux enfants. Déjà parce que ça faisait de la main d’œuvre pas chère pour tenir les cierges et puis aussi parce qu’il y a des âges où ça gobe à peu près tout ce qu’on leur raconte, chose pratique rapport aux histoires de Dieu, Jésus et tous les saints. Et dès le début, il est apparu clairement que les prêtres instructeurs préféraient plutôt les petits garçons aux petites filles, au point que celles-ci n’avaient pas trop le droit d’aller à l’école. Alors quand s’est pointée la révolution, en plus de couper des têtes, on a aussi décidé de couper des couilles et on a remplacé les curés par des instits mais avec le même dress code histoire que les enfants ne soient pas trop dépaysés. Ainsi, on pouvait toujours jouer à « Viens en dessous, tu vas voir, c’est la cape d’invisibilité d’Harry Potter » sauf que c’était l’inspecteur d’académie qui devait étouffer l’affaire au lieu de l’archevêque de Lyon. Comme quoi, le Curé de Camaret n’était pas le seul à laisser pendre ses attributs… ne nous acharnons pas sur les bretons !

Le corps du Christ, amène !

Comme ils n’avaient plus le droit de s’approcher des écoles à moins de 50 mètres rapport aux injonctions du juge des mineurs de l’époque et que les écoles privées n’étaient pas assez nombreuses pour accueillir toutes les vocations, les curés se sont donc résolus à créer des ateliers spéciaux pour planter leurs petites graines en plus des légumes et des aromatiques du presbytère (remarquez ici que je n’ai pris aucune liberté orthographique avec ce mot qui le mériterait pourtant). Ils ont ainsi inventé le catéchisme et les enfants de chœur. Deux excellentes occasions d’affirmer leur inclinaison naturelle pour la coiffure et notamment la raie au milieu ajustée par lissage manuel et ponctuée d’un affectueux « tu ne diras rien à tes parents mon petit ». C’est là qu’on a vraiment pêché (pardonnez-moi mon Dieu) par manque de vigilance. Confier de la chair fraîche à des mecs qui ont eu pour seul partenaire sexuel une demi-baguette en 15 ans, c’était pas très raisonnable. Avant on leur envoyait nos femmes mais depuis « les oiseaux se cachent pour mourir », tout le monde sait que c’est une mauvaise idée. Il faut dire, un mec qui propose à toute une communauté de l’amener à qu’on-fesse…

Scout toujours…

Dans les extensions religieuses permettant indubitablement d’inculquer aux enfants les vraies valeurs de la vie en pleine nature, de la débrouillardise et le goût des orties fouettant avec vigueur les fesses dénudées, le scoutisme est sans conteste un must-live. Le concept est très simple. On vend à des adultes naïfs et bercés de doux souvenirs de marshmallows grillés au feu de camp l’occasion de se débarrasser de leur progéniture pendant une semaine avec comme alibi de leur apprendre à monter une canadienne (l’abri pas la dame) et de fumer des joints au bord d’un lac. Après s’être affublés respectivement d’animaux totems généralement en rapport avec la générosité de leur anatomie (votre serviteur avait hérité de phasme), les joyeux bambins peuvent tout à leur joie profiter du temps libre que leur laisse le curé de faction pendant qu’il accompagne le petit Kevin à l’infirmerie durant une heure et demi. Du dévouement, de la découverte de soi (et de l’autre), des sensations nouvelles… si avec ça vous n’avez pas une folle envie de leur confier vos gosses.

Et puis au moins, en leur redonnant nos rejetons à dresser, on en finirait définitivement avec cette histoire de terre ronde et d’homme descendant du singe pour revenir au serpent, à la pomme et à nos bons vieux Adam et Eve. Parce qu’une femme, une pomme et un sac à main à l’origine du bordel qui règne depuis 3 000 ans sur terre alors que Dieu s’était fait chier à imaginer un monde idéal, ce serait une belle pierre dans le jardin (d’Eden) des tenants de l’égalité non ?!

Bisous

 

Gabriel

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